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Tai chi chuan Qi gong: les idées recues

Les représentations sur le tai Qi

 Les arts internes encore peu populaires en Occident

apprendre le tai chiPeut être avez vous croisé, au détour d’un chemin lors d’une balade dans un parc public, des individus qui faisaient des gestes au ralenti, comme on le voit régulièrement dans les reportages sur la chine à la télé. C’est une pratique qui semble un peu étrange car elle ne vient pas de notre culture. Voir des occidentaux faire ça, c’est un peu comme de la contrefaçon sur le plan  culturel ! Il arrive encore, quand je pratique sur la plage que des passants me regardent comme si j’étais un extra-terrestre !   Longtemps restée marginale comme pratique des arts martiaux le tai Qi devient de plus en plus courant dans nos villes et nos campagnes. Pour autant, les représentations et les idées reçues restent tenaces, en voici un échantillon, non exhaustif…

Les idées recues sur le tai ji quan

Le tai Qi « c’est pour les personnes âgées ».

Il est vrai que dans beaucoup de cours, les pratiquants du tai Qi sont majoritairement à classer dans la catégorie de plus de 50 ans. Quand j’ai commencé à 35 ans dans mon club de Vendée, je faisais partie des plus jeunes. Comment l’ expliquer? Je pense que le tai  Qi est essentiellement réduit à sa fonction de  gym douce dans les représentations qu’on nous donne à voir.

Le tai chi c’est aussi pour les enfants !

Le qi gong, le tai chi,  « c’est de la médiation ».

C’est vrai, mais la méditation n’est qu’une composante de cet art. La séance de tai qi ou qi gong commence par un travail de relaxation et de relâchement total des membres, des muscles, des tendons. Cet état de relâchement, meditation femmeassocié à un calme environnant,  silencieux ou avec une musique relaxante ou simplement dans la nature avec le chant des oiseaux, crée une connexion entre le corps et l’esprit. L’esprit est concentré à l’écoute du corps, et le corps canalise le Qi, l’énergie vitale qui vient nourrir l’esprit (la conscience). La pratique améliore les fonctions cardiovasculaires et respiratoires, favorise la concentration, réduit la nervosité, régule l’humeur.

L’autre composante est le mouvement, (ce qui le distingue du yoga, forme plus statique). Il permet le captage de l’énergie du ciel et de la terre,  circulation de l’énergie à travers les méridiens du corps. A cela s’ajoute le travail des muscles, des articulation, des tendons.

La dimension spirituelle dans les arts internes est importante mais elle n’est jamais mise en avant, elle est sous jacente à la pratique. On ne nous assène pas des proverbes chinois du style de la série « Kung fu » des années 80: « petit scarabbée… »

 Le tai chi, « c’est trop lent, ce n’est pas du sport ».

Il est vrai que ce que l’on nous montre habituellement ce sont des mouvements lents. Mais le tai chi et le Qi gong revêtent une multitude de  formes et de pratiques diverses que nous allons découvrir tots au long de ce blog.

Le tai chi est une variante du kung fu, les deux arts ont la même origine. On retrouve des éléments similaires dans les deux pratiques. Le kung fu intègre une dimension méditative, le tai chi, une dimension explosive.

Au sein d’une école ou association de tai chi, vous trouverez souvent plusieurs styles, formes et armes. En règle générale, le professeur propose des cours en fonction du niveau, mais aussi du but de la pratique. Si votre demande concerne l’amélioration de votre santé, vous irez davantage vers la pratique du Qi gong. Si vous recherchez un art martial, vous aurez souvent le choix entre plusieurs formes de tai chi,  en fonction de vos besoins physiques et de votre niveau de pratique.

Les nombreuses formes du tai chi, du qi gong intègrent des variantes très énergiques et cardio, comme par exemple, la petite forme rapide du style Yang, le(s) san shou  ou le style Chen plus physique (posture très basse) pour ne citer que celles-là.

Voici un exemple du « Petit San Shou », technique codifiée de self défense par Thierry Alibert.

 

Le tai chi « c’est comme de la danse »

Au premier abord, pour le néophyte, les mouvements s’apparentent à une danse.  De la danse, les arts internes n’ont que la grâce.

Le tai chi est un art martial, dont les mouvements sont codifiés pour la self défense. Chaque mouvement a son application martiale qui vise à donner un coup, maîtriser, esquiver ou parer. La différence avec d’autres techniques de boxe, c’est que chaque mouvement est pensé pour délivrer un maximum d’énergie, en un minimum d’effort et autant que possible en utilisant la force de l’adversaire. De plus, les coups portés ou encaissés ne doivent en aucun cas altérer ses fonctions  métaboliques propres.

Voici un extrait d’applications martiales par Kinoshita Tokichiro

 

Conclusion

La pratique des arts internes n’est pas seulement un sport, de la méditation, un moyen de guérison, c’est un peu tout cela à la fois. Ces différentes dimensions s’acquièrent avec le temps en fonction de vos envies mais surtout d’un cheminement intérieur propre à chacun, selon son niveau de conscience.

La pratique des arts internes est à la fois une recherche de  paix intérieure et une harmonie avec la nature et les autres. Vaste programme. Moi j’ai déjà pris le sentier et je dois dire que ça me réussit ! Et vous ?

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un commentaire

  1. Je partage à 200 % cet article et j’ajoute même qu’en temps qu’ancienne danseuse je peux affirmer que se mouvoir dans l’espace de façon lente travail bien plus la musculature car il y a très peu d’inertie.
    Bravo pour ton site très instructif

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